Le bilan (en musique)

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Aujourd’hui dans ma tête, il y a…
… cette introspection qui appelle une rétrospective. Les derniers jours d’une année sont là et la tradition du bilan, aussi. Ou peut-être le moment de prendre de nouvelles résolutions, encore ! Et même si le 1er janvier n’est rien d’autre qu’un autre jour qui suit le 31 décembre (comme le 17 mars vient après le 16 ou le 1er juin est consécutif au 31 mai), nous avons décidé d’en faire un symbole pour un nouveau départ. Et nous répétons ce rituel chaque année, s’imposer des choses que l’on ne respectera certainement pas… mais tout ceci reste de bonne guerre. Car le véritable enjeu de cet exercice est de faire de nous, au fil des ans, une meilleure personne.
Alors, l’heure est venue de se poser les bonnes questions:
Suis-je une meilleure personne au bout de cette année ?
Mieux ! Suis-je une meilleure personne que celle que j’étais il y a 5 ans ?
Posez-vous la question et vous vous rendrez compte de choses banales mais essentielles : il nous arrive de prendre des résolutions à la va-vite, sur la base d’un bilan tout aussi vite fait. Pour ce dernier jour de l’an, donc, je vous partage cette petite méthode musicale, qui n’est peut-être pas révolutionnaire, mais qui peut aider à avoir un « fresh start ».

1. rewind
Ce retour en arrière peut être lointain, pas seulement sur les évènements de l’année écoulée. 1 an, 2 ans, 3 ans, 7 ans… il vous appartient de définir la limite. « Plus loin on regarde vers le passé, plus loin on voit vers l’avenir » disait Churchill. La qualité des résolutions est intimement liée à la portée de notre regard en arrière.

2. stop
Regardez mais arrêtez de regarder à un moment. C’est l’heure du bilan ; le fameux bilan dont tout le monde parle. Un bon « rewind » met à disposition le maximum d’informations pour tirer les conclusions, sur l’année, sur le passé. Arrêtez-vous et comprenez vos échecs. Apprenez de vos victoires, revivez votre histoire pour connaître vos challenges et prochains défis.

3. forward
Projetez-vous dans l’avenir. Pas seulement par une résolution mais demandez-vous qui vous-êtes et qui voulez-vous être ? Jules Renard disait « Le projet est le brouillon de l’avenir. Parfois, il faut à l’avenir des centaines de brouillons ». En d’autres termes, définir qui vous voulez être en vous appuyant sur qui vous étiez, passe par plusieurs projets et résolutions. Vous êtes le maître de votre destin, le capitaine de votre âme. C’est le moment de choisir votre cap.

4. play
Certainement, la partie la plus intéressante. Vivez ! Suivez votre chemin en gardant en tête vos ambitions, vos projets… n’ayez pas peur de suivre le chemin que vous vous serez trouvé.
« Quand quelqu’un trouve son chemin, il ne peut pas avoir peur. Il doit avoir assez de courage pour faire des faux pas. Les déceptions, les découragements sont des outils que Dieu utilise pour montrer la route » (Paulo Coelho)

Je vous souhaite donc un bon rituel annuel en espérant vous avoir aidé à faire le point et à prendre les meilleures résolutions pour vous. En attendant, n’oubliez pas le dernier point: play. Vivez ! vivez intensément chaque moment. Aujourd'hui et demain, plus que jamais. Carpe diem.

Bonne et heureuse année 2011.



35mn pour un clip

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Aujourd'hui dans ma tête, il y a...
...Kanye West.
Je déteste le personnage. Excentricité et ego astronomique (et encore le mot est faible) le caractérisent. En tant que rappeur, il est aussi doué qu'un gamin de 16 ans. Et son absence n'enlevèra rien au genre musical. Malgré tous ces griefs, je suis forcé de lui reconnaître un talent. Connaissant ses limites du point de vue "rapologique" pur, il a su se créer une identité propre bien révélée dans l'album <808s & HeartBreaks>.
Mais le vrai chef d'œuvre est ce dernier album <My Beautiful Dark Twisted Fantasy> où il s'est séparé des clichés actuels du Hip-Hop US et est allé à la recherche de la musique. Les sonorités sont remarquables et les parti-pris audacieux. Et l'ensemble produit par lui-même. Mais ce qui relève vraiment du pur génie est ce clip-film de 35mn dont la bande-son (comme vous vous en doutez) est entièrement tirée de cet album. Aidé pour l'histoire de Hype Williams (Monsieur Clip aux US), il ne s'est pas privé d'être le réalisateur de cette belle pièce qui mérite d'être citée par la postérité.
Je vous laisse la découvrir si vous ne la connaissez pas déjà.
Une belle idée bien réalisée. Du talent, du génie... Cette pièce serait "LA" pièce dans un musée de l'histoire des clips Video si seulement MJ n'était pas déjà passé par là...
Sans trop de commentaires, dégustez:


Un petit bonus: télécharger l'album ici

Pour mon fils

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Aujourd’hui dans ma tête, il y a…
...mon fils.
Celui qui n’est pas encore né (heureusement) mais qui vit déjà dans mon esprit. Celui que j’aimerais voir naître mais pas sur cette terre qu’ils auront anéantie. Car depuis que je suis né, j’assiste à sa dégénérescence. Pourtant, disent-ils, un jour, avant ma naissance, elle était dans le concert des nations.
Je suis un enfant des années 80. Celles qui ont été ni fastes, ni chastes ; la fin de la grande période de cette Côte d’Ivoire regrettée, le début d’une histoire désespérée. Né au milieu de cette décennie, j’ai à peine connu le père de la nation, celui dont tous se réclament aujourd’hui. Sa santé décadente donnait le ton à ce pays qu’il laisserait derrière lui. Mais cela, je ne le sais que de la bouche de mes parents. J’aurais voulu mieux le connaître, ce fils de Côte d’ivoire et ce père de la nation. Le rencontrer par ses œuvres et ne pas seulement se le faire raconter par des historiens de fortune. Ceux qui trahissent sa mémoire en racontant leur histoire. Son héritage en désuétude me dit tellement sur lui. Quelque soit l’homme qu’il était, sa vision est grande au regard des ces institutions qui ont fait mon éducation. J’aurais aimé mieux le connaître et grandir dans son pays où l’excellence était la règle.
En lieu et place, j’ai passé les années les plus importantes de ma construction personnelle à chercher des points d’ancrage dans la boue. Onze années d’hésitation, onze années de balbutiement, onze années de stagnation, onze années de division… Presque la moitié de ma petite vie.

Hier, ils nous promettaient un aujourd’hui meilleur. Le début d’une nouvelle vie, la fin de la crise. La ré-union, la fin de la bêtise. Tout ceci serait possible grâce à des élections. Alors, ce peuple bien crédule est allé voter en masse. Les enfants de la génération 80, longtemps privés de ce droit, ont fait entendre leur voix. Quant à moi, plus qu’un droit constitutionnel ou un devoir citoyen, je suis allé voter pour la paix, pour mon fils. Car je rêvais et continue de rêver d’autre chose pour lui. Pourtant, au lendemain de mon geste héroïque, tout ce que j’entends est :
« Tant pis pour ton fils, il n’est pas encore né
Nous, aujourd’hui, tout ce qu’on veut, c’est gouverner »

La démarche du vainqueur

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A la suite d'un commentaire sur un de mes écrits intitulé "Ecrire l'Histoire" publié sur mon blog poésie, je me suis interrogé sur une manière plus universelle d'écrire l'histoire, moins spécifique à la situation décrite dans mon poème. En réponse à mes questions, la première pensée était toute simple mais très ambitieuse: on écrit l'histoire en devenant une légende.
Mais comment devenir une légende? Quelques deux possibilités se sont alors présentées à moi:
1- réaliser une œuvre si inattendue qu'elle en est inoubliable;
2- réaliser plusieurs œuvres qui sont plus que ce qui est normalement attendu.
Dans tous les cas, écrire l'histoire nécessite de choisir le chemin  le moins emprunté et tout dépendra de la distance que vous parcourrez sur ce chemin. Plus ou moins satisfait de mes premières lapalissades :) sur le sujet, je me suis livré à une de mes activités favorites: voyager. Voyager grâce à Internet.
Au cours de ce voyage, j'ai atterri par le plus grand des hasards (il fait souvent bien les choses) sur un blog où, en 4 mots, l'auteur donnait une recette pour marquer son temps. J'aurais préféré en être "l'inventeur" quoi que je doute que ce blogueur le soit. Je vous partage néanmoins sa recette qui se résume en 4 mots, mais tout en y ajoutant mes ingrédients.

La démarche du vainqueur.
1. DREAM (rêver)
« L'homme a du génie lorsqu'il rêve ». [Akira Kurosawa]
Rêver est la première partie du processus. Mais tellement importante. Rêver... Parce que tout commence par l'imagination. Einstein ne disait-il pas que la logique nous mènerait du point A au point B pendant que l'imagination nous mènerait partout? La capacité à rêver est  d'autant plus essentielle qu'elle vous fait entrevoir des choses qui  n'existent pas encore. Rêver permet de conceptualiser et d'anticiper la réalisation. Le rêve ne souffre d'aucune limite. Ce que l'entendement trouve fou aujourd'hui est tout à fait envisageable dans le rêve. 
Rêvez, rêvez et encore rêvez!
D'un monde meilleur, de votre projet, de victoire, de choses exceptionnelles, de l'impossible. Si vous rêvez déjà, rêvez encore plus grand. La seule limite est celle que vous donnez à vos rêves. Rêvez de demain, de votre lendemain.
« Nous sommes de l'étoffe dont sont faits les rêves ». [William Shakespeare]

2. BELIEVE (croire)
« Si vous pouvez l'imaginer, vous pouvez y arriver ; si vous pouvez y  rêver, vous pouvez le devenir. » [William Arthur Ward]
La plus dure des parties. Plus dure que de rêver. Il faut ici croire en vos rêves. Et si vous avez bien réussi la première partie, si vous avez rêvé l'impossible alors vous avez (juste) à y croire. Croire en l'impossible? Comme celui qui a un jour cru qu'il était possible à l'homme de voler dans les airs. Mais Croire est une tâche bien difficile. Elle implique en premier lieu que vous ayez confiance en vous. Si vous ne l'avez pas, il est temps de commencer à la développer en repoussant vos propres limites. Apprenez à vous convaincre dès aujourd'hui que tout est possible quand on y croit, même un tout petit peu.
« Si votre foi est aussi petite qu'une graine, vous pouvez dire à cet  arbre: "Arrache tes racines d'ici et va te planter dans la mer!" il vous obéira. » [Évangile selon Saint Luc, chapitre 17, verset 6]

3. DO (Agir)
« On a beau rêver de boissons : quand on a réellement soif, il faut  se réveiller pour boire. » [Sigmund Freud]
Le meilleur moyen de partager vos rêves n'est pas d'en parler mais de les réaliser. On ne marque pas son temps sans que les hommes de son temps ne l’aient pas remarqué. On devient une légende quand son époque  adoube la manifestation de notre rêve. Paulo Coelho disait que les rêves donnent du travail. Alors, mettez-vous au travail maintenant, sans relâche. Si dans la poursuite de votre rêve, tout devient si difficile que vous voulez abandonner, rappelez-vous de l'étape 2: BELIEVE (CROIRE). Et comme Hegel, n'oubliez pas que rien de grand dans ce monde ne s'est fait sans passion. C'est le moment de rendre votre rêve visible aux yeux de  tous.
« Quoi que tu rêves d'entreprendre, commence-le. L'audace a du génie, du pouvoir, de la magie. » [Johann Wolfgang von Goethe]

4. REPEAT (Recommencer)
Et si vous l'avez réussi une fois, vous pouvez le refaire. Non! Vous devez le refaire. Vous avez le devoir de reprendre autant de fois que votre souffle de vie vous le permettra. Et même si vous n'êtes pas arrivé au bout des 3 étapes précédentes (ce qui est anormal rappelons-le), recommencez. Recommencez autant de fois que vous le pouvez. 
Recommencez à rêver;
Recommencez à croire
Recommencez à agir
Recommencez.

La démarche du vainqueur est un état d'esprit à prendre en compte dans tous les combats et quêtes de nos vies. Alors, c'est le moment de vous lever et de construire votre légende personnelle.
«Vous êtes une légende ». [Stéphane Kouakou]

Live, LOvE, LeaRn

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Aujourd'hui dans ma tête, il y a...

…cette journée grise du 16 décembre 2010. Pourquoi pas noire me direz-vous? Parce que, avec tout le respect que je dois à ceux qui ont perdu leur vie ce jour, ce pays a déjà connu jour plus triste, ce pays a déjà connu journée plus noire. Mais là n’est pas le débat…
Parlons de ces vies perdues. Pour quelles raisons?
Ma lecture des évènements peut être sujette à interprétation et c’est souvent le cas quand on caresse le sujet sensible de la politique. Les esprits les habituellement les plus vifs ont des points de vue les plus primitifs et les moins alertes. Alors, je ne prétendrai pas détenir la vérité mais j’ai tellement d’interrogations à partager. Pour quelles raisons nous sommes-nous permis de perdre des vie et d’arroser le macadam de sang? Encore une fois?
- parce que des policiers, des gendarmes ou des soldats ont ouvert le feu sur des marcheurs?
- parce que des marcheurs ont été motivés par un leader politique?
- parce qu’un leader politique estime avoir été spolié par un autre?
- parce que l’autre (homme politique) estime être dans ses droits?
- parce que le droit au vote du peuple n’est qu’un jeu de pouvoir pour deux hommes?
- parce que le jeu du pouvoir a pris l’ascendant sur le jeu de la démocratie?
Ce peuple, naïf, voulait jouer à la démocratie pour finir avec onze années dévastatrices. Onze années de stagnation, de déchirement, de séparation, de division. Car toutes ces personnes qui composent le peuple ne rêvent que de choses simples comme: Vivre. (dans la paix serait l’idéal).
Vivre… boire et manger à sa faim
Vivre… passer du temps avec des proches et sourire
Vivre… et sentir la vie autour de soi
Vivre… rencontrer son âme soeur et aimer (se multiplier aussi :) )
Vivre… découvrir son monde, le monde
Vivre… et ne pleurer que les morts naturelles.
Je refuse d’accepter qu’une mort au cours d’une marche soit devenu un fait si banal au point de la ranger dans la catégorie des morts naturelles. Car je suis convaincu que celui qui est mort au nom de la politique (ou si vous voulez, au nom de leur démocratie) avait aussi envie que de trois choses simples: Live, LOvE, leaRn